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<title>Le Radar — Jazz Vision</title>
<link>https://jazz-vision.pages.dev/radar/</link>
<description>La veille transversale du jazz : croisements de genres, pop × standards, exhumations — sourcé, étiqueté FAIT / ESTIM. / INCONNU.</description>
<language>fr</language>
<lastBuildDate>Mon, 12 Oct 2026 00:00:00 +0000</lastBuildDate>
<item><title>Laufey met des paroles sur « Blue in Green », thème de Kind of Blue</title><link>https://advertising.amazon.com/library/news/lexus-laufey-twitch-event</link><guid isPermaLink="false">radar-04-9b7863dc3d4f9c26</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprise avec paroles originales. Pour le centenaire de Miles Davis, Lexus a commandé à Laufey sa version de « Blue in Green », instrumental enregistré en 1959 et paru sur Kind of Blue. Elle y ajoute ses propres paroles. Le titre, estampillé « Amazon Music Original », est disponible sur Amazon Music depuis le 27 mars 2026, jour du concert « 100 Miles » diffusé sur Twitch. — Pourquoi c'est sur le radar : Une vedette de la jeune scène jazz-pop chante un classique instrumental : opération de marque assumée (Lexus, Amazon), mais vrai geste de reprise. [FAIT] Source : Amazon Ads, communiqué du 17 mars 2026 ; concert et exclusivité confirmés par mxdwn (30 mars 2026)</description></item>
<item><title>A$AP Rocky et Doechii samplent le « Caravan » de Thelonious Monk</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Don%27t_Be_Dumb</link><guid isPermaLink="false">radar-04-4c8eaf838a1e5182</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 16 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Sample. Sur l'album Don't Be Dumb d'A$AP Rocky (16 janvier 2026), le titre « Robbery », avec Doechii, contient un sample de « Caravan » dans la version enregistrée par Thelonious Monk. La composition est de Duke Ellington et Juan Tizol : tous deux figurent, avec Irving Mills, parmi les auteurs crédités du morceau. — Pourquoi c'est sur le radar : Deux têtes d'affiche du rap sur un enregistrement de Monk : le sample de jazz reste vivant dans le hip-hop grand public, et les compositeurs sont crédités. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Don't Be Dumb » (liste des titres et crédits de samples)</description></item>
<item><title>Christina Aguilera reprend à son tour « My Favorite Things »</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Christmas_in_Paris</link><guid isPermaLink="false">radar-04-cf21ca0b36e1402b</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Sun, 14 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprise. Dans Christmas in Paris, film-concert sorti en salles le 14 décembre 2025 et album live paru le même jour, Christina Aguilera chante « My Favorite Things », crédité à Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II (The Sound of Music). Sa version avait été publiée en streaming avant la sortie du film. Le programme comprend aussi « Have Yourself a Merry Little Christmas ». — Pourquoi c'est sur le radar : Après « 7 rings » (2019), le même air revient dans la pop. C'est la chanson de Broadway qui est reprise ici ; rien n'indique une référence à la version de Coltrane. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Christmas in Paris » (film et album live, liste des titres)</description></item>
<item><title>Ariana Grande, « 7 rings » : la mélodie de « My Favorite Things »</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/7_Rings</link><guid isPermaLink="false">radar-04-5f61e02dfa1e81e0</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 18 Jan 2019 00:00:00 +0000</pubDate><description>Interpolation (pas un sample). « 7 rings », single du 18 janvier 2019 (album Thank U, Next), rechante dans ses couplets la mélodie de « My Favorite Things », chanson de Rodgers et Hammerstein pour The Sound of Music ; tous deux sont crédités comme auteurs. Pour obtenir l'autorisation, 90 % des droits d'auteur du titre ont été cédés à Concord, détenteur du catalogue Rodgers &amp; Hammerstein. — Pourquoi c'est sur le radar : L'air n'est devenu un standard de jazz qu'avec l'enregistrement de John Coltrane (album paru en 1961) ; les droits, eux, vont à Rodgers &amp; Hammerstein, pas à Coltrane. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « 7 Rings » ; statut de standard via Coltrane : page « My Favorite Things (song) »</description></item>
<item><title>Lady Gaga publie le film de son concert de standards « Harlequin »</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Lady_Gaga_in_Harlequin_Live:_One_Night_Only</link><guid isPermaLink="false">radar-04-4b5fccdf1afd98f9</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Wed, 24 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprises. Lady Gaga in Harlequin Live: One Night Only, film du concert donné le 30 septembre 2024 au Belasco (Los Angeles), a été présenté au Grammy Museum le 18 décembre 2025, puis mis en ligne sur sa chaîne YouTube le 24. Elle y chante dans l'ordre l'album Harlequin (2024), fait surtout de relectures de standards de jazz américains et de deux originaux, avec « Smile » en hommage à Tony Bennett. — Pourquoi c'est sur le radar : Après deux albums avec Tony Bennett, Gaga poursuit seule son chantier des standards, dans une version plus brute que ses précédents projets jazz. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Lady Gaga in Harlequin Live: One Night Only »</description></item>
<item><title>Ariana Grande invitée de l'orchestre de jazz de Jeff Goldblum</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Still_Blooming</link><guid isPermaLink="false">radar-04-036f7563e52567ab</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 25 Apr 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprise. Sur Still Blooming (Decca, 25 avril 2025), album de jazz de Jeff Goldblum (piano) &amp; the Mildred Snitzer Orchestra, Ariana Grande chante « I Don't Know Why (I Just Do) » (Roy Turk / Fred Ahlert), sorti en single. Scarlett Johansson y interprète « The Best Is Yet to Come », Cynthia Erivo « We'll Meet Again ». Le disque reprend aussi Thelonious Monk (« Bye-Ya ») et Bud Powell. — Pourquoi c'est sur le radar : La chanteuse de « 7 rings » revient au répertoire ancien, cette fois en reprise franche, portée par un orchestre de jazz. Album n°1 du classement jazz britannique. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Still Blooming » (liste des titres, crédits, classements)</description></item>
<item><title>Bob Dylan et Barbra Streisand en duo sur « The Very Thought of You »</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/The_Secret_of_Life:_Partners,_Volume_Two</link><guid isPermaLink="false">radar-04-e6dc40b13baa3793</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 27 Jun 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprise. Sur The Secret of Life: Partners, Volume Two (Columbia, 27 juin 2025), album de duos de Barbra Streisand, Bob Dylan chante avec elle « The Very Thought of You », chanson de Ray Noble. Autres invités : Paul McCartney, Hozier, Sam Smith, Laufey, Ariana Grande et Mariah Carey. L'album a été nommé au Grammy du meilleur album vocal pop traditionnel (68e cérémonie). — Pourquoi c'est sur le radar : Dylan et Streisand enfin réunis en studio, autour d'une chanson ancienne et non d'un inédit : le répertoire reste le terrain commun des monuments de la pop. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « The Secret of Life: Partners, Volume Two » (liste des titres)</description></item>
<item><title>Doechii, « Anxiety » : un sample de Gotye… qui samplait Luiz Bonfá</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Anxiety_(Doechii_song)</link><guid isPermaLink="false">radar-04-b36479b56b47296e</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Tue, 04 Mar 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Sample en cascade. « Anxiety », publié en streaming le 4 mars 2025 après une première version postée sur YouTube en 2019, sample l'instrumental de « Somebody That I Used to Know » de Gotye (2011), qui sample lui-même « Seville » (1967), instrumental de Luiz Bonfá. Bonfá est crédité parmi les auteurs du titre de Doechii, monté jusqu'au n°9 du Billboard Hot 100. — Pourquoi c'est sur le radar : Un instrumental de 1967 d'un guitariste brésilien de jazz, passé par Gotye, se retrouve dans le top 10 américain : le sample voyage par ricochet, et le crédit suit. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Anxiety (Doechii song) » ; Bonfá qualifié de « Brazilian jazz guitarist » sur la page « Somebody That I Used to Know »</description></item>
<item><title>Lady Gaga &amp; Tony Bennett, « Cheek to Cheek » : les standards n°1 des ventes</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Cheek_to_Cheek_(album)</link><guid isPermaLink="false">radar-04-f9719f0ca264a210</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 19 Sep 2014 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprises. Cheek to Cheek (19 septembre 2014), premier album commun de Tony Bennett et Lady Gaga, réunit des standards de jazz de George Gershwin, Cole Porter, Jerome Kern ou Irving Berlin. Entré n°1 du Billboard 200 avec 131 000 exemplaires la première semaine, il a reçu le Grammy du meilleur album vocal pop traditionnel le 8 février 2015. — Pourquoi c'est sur le radar : Une star mondiale de la pop en duo avec un crooner de 88 ans, n°1 aux États-Unis : la porte d'entrée la plus connue du grand public vers les standards. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Cheek to Cheek (album) »</description></item>
<item><title>Amy Winehouse &amp; Tony Bennett, « Body and Soul » : son dernier enregistrement</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Body_and_Soul_(1930_song)</link><guid isPermaLink="false">radar-04-39254a8b3de167bd</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Wed, 14 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprise. « Body and Soul » (musique de Johnny Green, 1930), l'un des standards de jazz les plus enregistrés, a été gravé en duo par Tony Bennett et Amy Winehouse le 23 mars 2011 aux studios Abbey Road. C'est le dernier enregistrement de la chanteuse, morte le 23 juillet 2011. Sorti le 14 septembre 2011 (album Duets II), le titre a reçu en 2012 le Grammy de la meilleure prestation pop en duo ou groupe. — Pourquoi c'est sur le radar : Le dernier mot d'Amy Winehouse est un standard de 1930 : difficile de trouver pont plus direct entre la pop des années 2000 et le jazz vocal. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Body and Soul (1930 song) », section Tony Bennett and Amy Winehouse</description></item>
<item><title>Kanye West, « Blood on the Leaves » : Nina Simone chantant « Strange Fruit »</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Blood_on_the_Leaves</link><guid isPermaLink="false">radar-04-19f4d6660376a878</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Tue, 18 Jun 2013 00:00:00 +0000</pubDate><description>Sample. « Blood on the Leaves » (album Yeezus, 18 juin 2013) contient un sample de la version de 1965 de « Strange Fruit » par Nina Simone — chanson enregistrée à l'origine par Billie Holiday en 1939 —, ainsi que de « R U Ready » du duo TNGHT. Jamais sorti en single, le titre s'est tout de même classé aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Australie. — Pourquoi c'est sur le radar : C'est la voix de Nina Simone qu'on entend, pas celle de Billie Holiday : l'exemple type du sample d'un enregistrement précis, à ne pas confondre avec une reprise. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Blood on the Leaves »</description></item>
<item><title>Lana Del Rey, « Doin' Time » : Sublime, Herbie Mann et le « Summertime » de Gershwin</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Doin%27_Time</link><guid isPermaLink="false">radar-04-3014bb398ca29d08</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 17 May 2019 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprise d'un titre bâti sur un sample. Le 17 mai 2019 (album Norman Fucking Rockwell!), Lana Del Rey reprend « Doin' Time » de Sublime (single de 1997). L'original sample la version bossa nova en public de « Summertime » de George Gershwin par le flûtiste de jazz Herbie Mann (album Herbie Mann at the Village Gate) ; pour utiliser ce sample, le groupe a dû chanter « summertime » au lieu de « doin' time ». — Pourquoi c'est sur le radar : Trois étages d'emprunt : Gershwin, un flûtiste de jazz, un groupe américain, puis une star pop. Lana Del Rey reprend Sublime — pas Herbie Mann. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Doin' Time » (sections Composition et Lana Del Rey version)</description></item>
<item><title>Jay-Z, « The Story of O.J. » : Nina Simone samplée et créditée</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/The_Story_of_O.J.</link><guid isPermaLink="false">radar-04-6c04d36cfb8c8b0a</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Fri, 30 Jun 2017 00:00:00 +0000</pubDate><description>Sample. « The Story of O.J. » (album 4:44, 30 juin 2017), produit par Jay-Z et No I.D., contient des samples de « Four Women » de Nina Simone, qui figure parmi les auteurs crédités du morceau ; un autre sample vient de « Kool Is Back » de Funk, Inc. Le titre a obtenu trois nominations aux Grammy 2018 : enregistrement de l'année, meilleure chanson rap, meilleur clip. — Pourquoi c'est sur le radar : Ici la musicienne samplée est aussi créditée comme autrice. À comparer avec « 7 rings », où le crédit va aux auteurs de Broadway et non au jazzman qui en a fait un standard. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « The Story of O.J. »</description></item>
<item><title>Robbie Williams, « Swing When You're Winning » : le big band en tête des ventes</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Swing_When_You%27re_Winning</link><guid isPermaLink="false">radar-04-eccb58559378cf68</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Mon, 19 Nov 2001 00:00:00 +0000</pubDate><description>Reprises (et un sample). Swing When You're Winning (19 novembre 2001) est un album de reprises swing tirées pour l'essentiel du Great American Songbook, enregistré avec un big band, n°1 au Royaume-Uni. « Somethin' Stupid », en duo avec Nicole Kidman, a été n°1 des singles. Sur « It Was a Very Good Year », l'accompagnement et deux couplets proviennent de l'enregistrement original de Frank Sinatra. — Pourquoi c'est sur le radar : Inspiré par Sinatra et le Rat Pack, un album de swing n°1 au Royaume-Uni : le répertoire parle encore au grand public. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « Swing When You're Winning »</description></item>
<item><title>Nas, « The World Is Yours » : un sample d'Ahmad Jamal</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/The_World_Is_Yours_(Nas_song)</link><guid isPermaLink="false">radar-04-dc006d0670eeb312</guid><category>Pop × standards — le jazz caché dans les tubes</category><pubDate>Tue, 31 May 1994 00:00:00 +0000</pubDate><description>Sample. « The World Is Yours » (single du 31 mai 1994, album Illmatic), produit par Pete Rock, sample « I Love Music » d'Ahmad Jamal, tiré de l'album The Awakening, ainsi que « It's Yours » de T La Rock et Jazzy Jay. Classé 13e du Hot Rap Singles de Billboard, le titre est tenu par la critique pour l'un des plus grands morceaux de hip-hop. — Pourquoi c'est sur le radar : Un classique du rap de la côte Est repose sur un disque d'Ahmad Jamal : le sample de jazz comme signature du hip-hop des années 1990. [FAIT] Source : Wikipedia EN, « The World Is Yours (Nas song) »</description></item>
<item><title>megiapa, « Intentions » : une néo-soul de beatmakeuse jouée par le batteur du Pan Afrikan Peoples Arkestra</title><link>https://www.intlanthem.com/news/announcing-megiapa-intentions-debut-international-anthem-lp-out-september-25th-2026</link><guid isPermaLink="false">radar-04-e0ba3e76bb98fbbf</guid><category>Croisements (jazz × autres genres)</category><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Née dans l'Ohio, formée sur la scène beat underground de Chicago puis installée à Los Angeles en 2023, megiapa est linguiste, productrice, plasticienne et chanteuse. Son premier album, « Intentions » (International Anthem, 25 septembre 2026), est une néo-soul synthétique jouée par des musiciens de la scène jazz de Los Angeles : le batteur Mekala Session (directeur musical du Pan Afrikan Peoples Arkestra, l'orchestre fondé par Horace Tapscott), le pianiste Ahmad Muhammad alias Kafari (partenaire de Sudan Archives), ghalani of Greenwood (The Growth Eternal), Will Miller (Resavoir) et Telemakus, avec la chanteuse Aankha Neal (Voices of Creation). Premier extrait : « Open Your Eyes » ; texte de pochette signé Marcus J. Moore. — Pourquoi c'est sur le radar : Le label phare du jazz chicagoan ouvre son catalogue à une productrice venue du beat et du R&amp;B, et la rythmique du disque sort de l'Arkestra de Tapscott, toujours en activité. La néo-soul se fabrique ici avec des jazzmen, pas avec des samples de jazz. Un nom encore absent des radars français. [FAIT] Source : International Anthem, « Announcing megiapa – Intentions /// debut International Anthem LP out September 25th 2026 » (intlanthem.com, 21 juillet 2026)</description></item>
<item><title>re#encounter : gnawa, griots et cumbia dans un spiritual jazz « made in Brussels »</title><link>https://werfrecords.bandcamp.com/album/angels-demons-at-play</link><guid isPermaLink="false">radar-04-c55eaab6cda7a52d</guid><category>Croisements (jazz × autres genres)</category><pubDate>Fri, 18 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Premier album du collectif re#encounter, « Angels &amp; Demons At Play » (W.E.R.F. Records, Bruges, 18 septembre 2026) réunit le joueur de guembri et chanteur gnawa Hicham Bilali, le flûtiste-chanteur Kaito Winse, la bassiste-chanteuse Paula León, le trompettiste Robbe Bey Latré, la flûtiste Lúcia Pires, le saxophoniste Joos Vandueren et le batteur Falk Schrauwen. Fil rouge revendiqué : la transe et « l'Atlantique noir ». Les voix tissent des récits des traditions griot et cumbia (ancêtres, voyages cosmiques, djinns), dans l'esprit de Sun Ra, Pharoah Sanders, de l'Ethnic Heritage Ensemble de Kahil El'Zabar et de Shabaka Hutchings. Enregistré live au studio Boma de Gand à l'été 2025. — Pourquoi c'est sur le radar : Hors des circuits « musiques du monde », une scène belge fabrique son propre spiritual jazz en croisant Maghreb, Afrique de l'Ouest et Amérique latine. Repéré dans la sélection jazz mensuelle de Bandcamp Daily (30 septembre 2026), encore invisible dans la presse francophone. Écho direct au gnawa-jazz de Randy Weston (voir « Les combats »). [FAIT] Source : W.E.R.F. Records (Bandcamp), « Angels &amp; Demons At Play » (notice et crédits) ; Bandcamp Daily, « The Best Jazz on Bandcamp, September 2026 » (30 septembre 2026)</description></item>
<item><title>Gaia Wilmer et Mônica Salmaso : Gilberto Gil repensé pour un grand orchestre de jazz new-yorkais</title><link>https://sunnysiderecords.bandcamp.com/album/parab-lica-reflections-on-gilberto-gil-volume-i</link><guid isPermaLink="false">radar-04-dfa38d082a8c4f49</guid><category>Croisements (jazz × autres genres)</category><pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>« Parabólica: Reflections on Gilberto Gil, Volume I » (Sunnyside, 14 août 2026) : la saxophoniste, compositrice et cheffe Gaia Wilmer dirige un grand ensemble new-yorkais où l'on croise des membres du Secret Society de Darcy James Argue et de l'Afro-Latin Jazz Orchestra (Vitor Gonçalves au piano, Jorge Roeder, Richie Barshay, Chris Washburne…), augmenté de deux flûtistes. La chanteuse Mônica Salmaso (voix, percussions) a choisi le répertoire avec elle — première fois que les deux conçoivent un projet ensemble dès l'origine : « Oriente », « Eu vim da Bahia » (tressé avec « O Vento » de Dorival Caymmi), « Parabolicamará »… Wilmer parle de « quelque chose qui va au-delà d'un arrangement ». Un volume II est annoncé chez Sunnyside en 2027. — Pourquoi c'est sur le radar : Une grande voix de la MPB co-construit le répertoire d'un big band de jazz new-yorkais autour de Gil et du tropicalisme : ni hommage de circonstance, ni invitée sur un titre. Le tropicalisme devient matière d'orchestration jazz, et la suite est déjà programmée. [FAIT] Source : Sunnyside Records (Bandcamp), « Parabólica: Reflections on Gilberto Gil, Volume I » (notice et crédits)</description></item>
<item><title>Oan Kim &amp; The Dirty Jazz, « Infinity Shakes » : Arthur Teboul (Feu! Chatterton) et Melody Gardot sur un disque de jazz français</title><link>https://www.jazzradio.fr/news/chronique-d-album/43219/oan-kim-the-dirty-jazz-devoilent-infinity-shakes-leur-troisieme-album</link><guid isPermaLink="false">radar-04-c6156af2513828ac</guid><category>Croisements (jazz × autres genres)</category><pubDate>Fri, 04 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Troisième album du saxophoniste, chanteur et compositeur franco-coréen Oan Kim et de son Dirty Jazz (Benoît Perraudeau, Eli Frot, Paul Herry-Pasmanian, Simon Lemonnier), sorti le 4 septembre 2026 chez Artwork Records : onze titres, 44 minutes, enregistrés aux studios de La Frette et produits par Matthis Pascaud. Ouverture sur « Habanera », relecture libre de l'air de Carmen. Arthur Teboul, voix de Feu! Chatterton, rejoint le groupe sur « Nous guettons » ; Melody Gardot partage un duo nocturne, « When Colors Turn Grey ». — Pourquoi c'est sur le radar : Un pont rare entre jazz français et scène rock-chanson : la voix de Feu! Chatterton sur un disque de jazz, avec Bizet en ouverture. Jazz Radio y entend Chet Baker autant que Radiohead, Tom Waits et David Lynch — un jazz chanté capable de toucher le public indé. [FAIT] Source : Jazz Radio, « Oan Kim &amp; The Dirty Jazz dévoilent 'Infinity Shakes', leur troisième album » (Lyna El Hakmaoui, 21 septembre 2026)</description></item>
<item><title>Nils Petter Molvær, « Be Quiet » : neuf duos, de John Paul Jones (Led Zeppelin) à Imogen Heap et Alva Noto</title><link>https://editionrecords.com/releases/be-quiet/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-5bc063cef76170fe</guid><category>Croisements (jazz × autres genres)</category><pubDate>Fri, 10 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le trompettiste norvégien a sorti le 10 juillet 2026 chez Edition Records un album de neuf duos enregistrés dans neuf lieux : John Paul Jones (Led Zeppelin) au piano à Londres, Imogen Heap (voix, électronique, avec Jan Bang) à Hackney, Alva Noto (électronique) à Berlin, la violoncelliste Anja Lechner à Munich, Chang Jing au guzheng à Bangkok, Soheil Shayesteh au kamancheh à Amsterdam, Marilyn Mazur aux percussions à Copenhague, Miki Yui (enregistrements de terrain) à Düsseldorf et Martux_m (synthétiseurs) à Rome. Mixage de Jan Bang, mastering de Helge Sten ; un documentaire de Per Maning accompagne le disque. L'album est dédié à la mémoire de Marilyn Mazur, ancienne percussionniste de Miles Davis, morte le 12 décembre 2025. — Pourquoi c'est sur le radar : Un seul disque de jazz fait se croiser rock (Led Zeppelin), pop électronique britannique, minimalisme berlinois, musique de chambre et deux instruments savants d'Asie (guzheng chinois, kamancheh persan) : le duo comme passe-muraille entre les genres. Et un hommage discret à une percussionniste passée par le groupe de Miles Davis. [FAIT] Source : Edition Records, fiche « Be Quiet » (crédits et notice) ; Wikipedia (en), « Marilyn Mazur »</description></item>
<item><title>Kiefer entre chez Blue Note avec « Memory Bomb » : le piano « Over The Breaks » écrit avec des rappeurs</title><link>https://www.bluenote.com/kiefer-announces-blue-note-debut-memory-bomb/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-e88cbfe995675493</guid><category>Croisements (jazz × autres genres)</category><pubDate>Fri, 25 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le pianiste et beatmaker de Los Angeles Kiefer a sorti le 25 septembre 2026 « Memory Bomb », son premier album en leader chez Blue Note (annoncé le 23 juillet), coproduit avec ses complices Shibo et CARRTOONS. Il y pousse ce qu'il appelle « Over The Breaks » : l'improvisation jazz posée sur la grammaire du beatmaking hip-hop. Le single « NewLevels NewDevils » réunit Tony Stone, Erick the Architect (Flatbush Zombies) et CARRTOONS ; au générique aussi, le batteur Nate Smith, le saxophoniste Walter Smith III, Cisco Swank, Relyae, Rae Khalil, Planet Giza et Amber Navran (Moonchild). — Pourquoi c'est sur le radar : Deux mois et demi après FATHERS (Kenny Beats, signalé au n°3), le label historique du hard bop confirme son virage beatmaker : pendant des décennies le rap a samplé Blue Note, désormais Blue Note produit la rencontre, écrite à plusieurs. Tendance lourde à suivre. [FAIT] Source : Blue Note Records, « Kiefer Announces Blue Note Debut 'Memory Bomb' Out Sept. 25 » (communiqué, 23 juillet 2026)</description></item>
<item><title>Haruki Murakami rouvre son club de jazz « Peter Cat »… au Barbican, sans le bassiste qui devait y jouer</title><link>https://www.barbican.org.uk/whats-on/2026/event/haruki-murakamis-jazz-at-peter-cat</link><guid isPermaLink="false">radar-04-99a191ac9027cf9e</guid><category>Sous le radar — visages cachés &amp; samples insoupçonnés</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le samedi 21 novembre 2026, le Barbican Hall (EFG London Jazz Festival) recrée « Peter Cat », le club de jazz que le romancier a tenu à Tokyo de 1974 à 1981 et qu'il avait baptisé du nom de son chat. Deux séances (17 h et 20 h 30) avec le Junko Onishi Trio, Sachi Hayasaka / TReS et The Blend. Murakami, qui décrit son écriture comme « une sorte d'improvisation libre », ne sera pas sur scène mais a donné sa bénédiction. Détail passé inaperçu : le contrebassiste et compositeur Yoshio Suzuki, leader de The Blend, est mort le 23 septembre 2026 à 80 ans, des suites d'une maladie ; ses partenaires (Kosuke Mine, Keisuke Nakamura, Hakuei Kim, Tamaya Honda) joueront sans lui, comme il le leur avait demandé. — Pourquoi c'est sur le radar : L'un des écrivains les plus lus au monde a d'abord été patron de club : un grand festival en fait un spectacle et met du même coup le jazz japonais en tête d'affiche. La mort de Yoshio Suzuki, bassiste « renommé » selon le Barbican, n'a quasiment pas été relayée en France. [FAIT] Source : Barbican Centre, fiche « Haruki Murakami's Jazz at Peter Cat: a Japanese Jazz Night » (EFG London Jazz Festival 2026, avec l'annonce du décès de Yoshio Suzuki), consultée le 30 septembre 2026</description></item>
<item><title>Bhumibol, le roi de Thaïlande qui jouait avec Benny Goodman : dix ans après sa mort</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Bhumibol_Adulyadej</link><guid isPermaLink="false">radar-04-17e06b01458dfa0a</guid><category>Sous le radar — visages cachés &amp; samples insoupçonnés</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Rama IX (1927-2016), né à Cambridge (Massachusetts) et bachelier à Lausanne, se met au saxophone en 1942. Il laisse 49 compositions, surtout du swing, dont « Candlelight Blues », « Love at Sundown » et « Falling Rain » (1946). Il a joué avec Benny Goodman (à Bangkok en 1956, puis chez Goodman à New York en 1960), Stan Getz, Lionel Hampton, Benny Carter et le Preservation Hall Jazz Band. Le vendredi soir, il jouait en direct avec son orchestre (Au Sau Wan Suk Band) sur la radio qu'il avait créée dans son palais, en prenant des demandes par téléphone. Le big band de Claude Bolling figure parmi les orchestres qui ont enregistré ses pièces. Il est mort le 13 octobre 2016. — Pourquoi c'est sur le radar : Un chef d'État réellement jazzman, pas un amateur de salon : un règne de 70 ans rythmé par le swing, avec deux liens français inattendus (Lausanne, Claude Bolling). L'anniversaire tombe dans deux semaines : encadré « visages cachés » tout trouvé. [FAIT] Source : Wikipedia (en), « Bhumibol Adulyadej », section Music (sources citées ; mentionne aussi un fonds Bhumibol 1946-1954 à la Library of Congress)</description></item>
<item><title>L'« homme à tout faire » de Mister Rogers était un guitariste de jazz : Joe Negri (1926-2026)</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Joe_Negri</link><guid isPermaLink="false">radar-04-a3f439fa2cad3924</guid><category>Sous le radar — visages cachés &amp; samples insoupçonnés</category><pubDate>Sat, 30 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Joe Negri est mort le 30 mai 2026 à 99 ans, onze jours avant son centenaire. Pour des générations d'enfants américains, il était « Handyman Negri » dans « Mister Rogers' Neighborhood ». Hors écran : un guitariste passé par l'orchestre swing de Shep Fields (1943-1944), complice à la télévision de Pittsburgh du pianiste Johnny Costa — futur directeur musical de l'émission, qu'Art Tatum lui-même avait surnommé « le Art Tatum blanc » —, professeur de guitare jazz pendant 49 ans à l'université de Pittsburgh et 46 ans à Duquesne. En 2010, il enregistre « Fly Me to the Moon » avec Michael Feinstein, puis l'accompagne l'année suivante au Newport Jazz Festival. — Pourquoi c'est sur le radar : Une émission jeunesse culte dont la musique était assurée par des jazzmen : des millions d'enfants ont grandi avec du jazz sans le savoir. Portrait « visage caché » idéal, quasi inconnu en France. [FAIT] Source : Wikipedia (en), « Joe Negri » et « Johnny Costa » ; TribLIVE (Pittsburgh), « Joe Negri, jazz guitar virtuoso and Mr. Rogers' 'Handyman,' dies at nearly 100 » (31 mai 2026)</description></item>
<item><title>Johnny Carson, batteur amateur, finance encore le jazz : 2 M$ pour Cal State Fullerton</title><link>https://news.fullerton.edu/2026/02/csuf-jazz-program-receives-2-million-gift-from-johnny-carson-foundation/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-b8886cb2f083b295</guid><category>Sous le radar — visages cachés &amp; samples insoupçonnés</category><pubDate>Thu, 12 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le 12 février 2026, la Johnny Carson Foundation a créé le « Johnny Carson Endowed Fund for Jazz » : 2 millions de dollars (sur 2,6 M$ engagés au total auprès de l'université) pour les bourses, les concours et l'insertion professionnelle des étudiants du programme jazz et musiques actuelles de Cal State Fullerton. Tout est parti d'une exposition : il y a plus de dix ans, la fondation cherchait un orchestre capable de restituer le son du « Tonight Show » et a trouvé le Fullerton Jazz Orchestra du pianiste Bill Cunliffe. « L'orchestre de NBC était le cœur et l'âme du Tonight Show », rappelle Jeff Sotzing, pour la fondation. Carson était lui-même batteur amateur : en 1979, « 60 Minutes » l'a filmé chez lui sur une batterie offerte par Buddy Rich, le jazzman le plus souvent invité de l'émission. — Pourquoi c'est sur le radar : Mécénat posthume d'une icône de la télévision américaine (morte en 2005), passé inaperçu en Europe. Il rappelle que le « Tonight Show » de Carson (1962-1992) fut aussi, chaque soir, une vitrine du big band. [FAIT] Source : CSUF News, « CSUF Jazz Program Receives $2 Million Gift From Johnny Carson Foundation » (Taylor Arrey, 12 février 2026) ; Wikipedia (en), « Johnny Carson »</description></item>
<item><title>Le riff de « The Next Episode » de Dr. Dre sort d'un disque de l'acteur de « NCIS »</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/The_Next_Episode</link><guid isPermaLink="false">radar-04-d55c1cb13a591363</guid><category>Sous le radar — visages cachés &amp; samples insoupçonnés</category><pubDate>Tue, 04 Jul 2000 00:00:00 +0000</pubDate><description>L'intro et le riff de « The Next Episode » (Dr. Dre feat. Snoop Dogg, single du 4 juillet 2000) viennent de « The Edge », morceau écrit par David Axelrod pour un album instrumental de David McCallum (1933-2023) — l'Illya Kuryakin de « Des agents très spéciaux », le Dr « Ducky » Mallard de « NCIS ». Hautboïste de formation, McCallum a enregistré quatre albums Capitol avec Axelrod, le producteur du « Mercy, Mercy, Mercy! » de Cannonball Adderley. « The Edge » figure sur « Music… A Bit More of Me » (1966, ou 1967 selon les sources). Dre et Snoop ont rejoué le titre dans le segment de Los Angeles de la cérémonie de clôture des JO de Paris 2024. — Pourquoi c'est sur le radar : Un acteur de série, le producteur de Cannonball Adderley et l'un des riffs les plus reconnaissables du rap West Coast : une filiation jazz que la plupart des auditeurs ignorent. Redécouverte intemporelle, sans actualité 2026. [FAIT] Source : Wikipedia (en), « The Next Episode », « David McCallum » et « David Axelrod (musician) »</description></item>
<item><title>« Digital Love » de Daft Punk doit sa mélancolie à un accord de George Duke</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Digital_Love_(Daft_Punk_song)</link><guid isPermaLink="false">radar-04-b86161a7c6682968</guid><category>Sous le radar — visages cachés &amp; samples insoupçonnés</category><pubDate>Thu, 12 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>« Discovery » a eu 25 ans le 12 mars 2026. Son single « Digital Love » (11 juin 2001) repose sur un échantillon de « I Love You More » (1979) du claviériste George Duke, crédité comme coauteur dans les notes de pochette. Selon Chilly Gonzales, collaborateur du duo, l'extrait contient une progression d'accords non résolue qui nourrit le sentiment de désir du morceau. Duke (1946-2013) a joué deux ans avec Cannonball Adderley et, à deux reprises, avec Frank Zappa ; son deuxième album avait été enregistré avec le violoniste français Jean-Luc Ponty. — Pourquoi c'est sur le radar : Le tube le plus « French touch » du duo doit son vague à l'âme à un pianiste de jazz-fusion passé par Cannonball Adderley. Un pont jazz-house rarement raconté côté jazz, avec un double écho français (Daft Punk, Ponty). [FAIT] Source : Wikipedia (en), « Digital Love (Daft Punk song) », « Discovery (Daft Punk album) » (échantillons crédités dans les notes de pochette) et « George Duke »</description></item>
<item><title>« I Am Tony » : Arthur Jafa place sa rétrospective new-yorkaise sous le signe du batteur Tony Williams</title><link>https://www.newmuseum.org/exhibition/arthur-jafa-i-am-tony/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-f82939608102fdc5</guid><category>Le jazz dans les arts</category><pubDate>Thu, 24 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le New Museum, tout juste agrandi, consacre deux étages à « Arthur Jafa: I Am Tony », présentée comme la première exposition-bilan d'un musée américain à embrasser toute la pratique de l'artiste (né en 1960 à Tupelo, Mississippi) : films, grandes installations vidéo, peintures récentes, objets sculpturaux et photographiques, dont « Love Is the Message, the Message Is Death » (2016), « The White Album » (Lion d'or à Venise, 2019) et une création. Le titre rend hommage, selon le musée, au « légendaire batteur de jazz Tony Williams ». Le parcours retrace un langage filmique « dont les syncopes et les textures épousent les aspirations de la musique populaire noire ». — Pourquoi c'est sur le radar : Le jazz n'est pas ici un sujet mais une grammaire : l'une des figures les plus influentes de l'art vidéo place son œuvre sous le signe du batteur que Miles Davis engagea à 17 ans, futur pionnier du jazz-rock avec Lifetime. Signal fort du jazz comme matrice des arts visuels afro-américains — et la presse jazz n'en dit rien. [FAIT] Source : New Museum, page d'exposition « Arthur Jafa: I Am Tony » (consultée le 30 septembre 2026) ; Art Hag NYC, « New Museum | Fall 2026 Exhibitions Preview » (24 septembre 2026)</description></item>
<item><title>Bordeaux : « La Notte » et sa musique improvisée nuit après nuit sur le tournage, au cœur d'un micro-festival franco-italien</title><link>https://blog.lagazettebleuedactionjazz.fr/55384-2/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-763a4a6b42ad341d</guid><category>Le jazz dans les arts</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>2e Festival franco-italien de Jazz &amp; Cinéma, du 2 au 8 octobre 2026 à Talence, Bordeaux et Bègles. Hommage au cinéaste Stefano Landini, disparu en 2025 : « Cocktail Bar – Histoires de jazz à Rome » (avec Toni Lama) raconte le Music Inn, club ouvert en 1971 par le prince Pepito Pignatelli, où passèrent Chet Baker, Bill Evans, Charles Mingus ou Dexter Gordon ; « Stolen Moments » (2023) est projeté une seule fois en France, avec des sous-titres réalisés par l'association. Au programme aussi, « La Notte » d'Antonioni (1961) : Giorgio Gaslini, engagé pour jouer un mois durant, chaque nuit, avec son quartette, découvrit qu'il était recruté comme « acteur-musicien » ; Antonioni fit « émerger » la musique pendant le tournage plutôt que de la faire composer à l'avance (Nastro d'Argento 1961). S'y ajoutent une conférence sur Jean-Claude Izzo et les portraits de Stéphane Glockner pris notamment au club bordelais Le Thélonious (1993-2007). — Pourquoi c'est sur le radar : En quatre jours : jazz, cinéma, littérature et photographie, portés par des bénévoles qui sous-titrent eux-mêmes des films inédits en France. La genèse de la musique de « La Notte » offre un angle rare sur le jazz européen à l'écran. [FAIT] Source : La Gazette bleue d'Action Jazz, « Festival Franco-Italien de Jazz &amp; Cinéma du 2 au 8 octobre 2026 » (20 septembre 2026)</description></item>
<item><title>D'Jazz Nevers, 40e édition : Keith Jarrett sans piano, Michel Portal à l'atelier, Miles en 200 pochettes</title><link>https://www.bigbangjazz.com/fr/agenda/keith-jarrett-une-voix-dix-doigts-09-11-2026</link><guid isPermaLink="false">radar-04-1b5f60aad3030e50</guid><category>Le jazz dans les arts</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le festival (7-14 novembre 2026) déborde de la scène. Le 9 novembre, « Keith Jarrett, une voix, dix doigts » : Alex Dutilh, qui a d'abord écrit ce texte à l'invitation des éditions d'art Virgile Legrand, le dit avec Airelle Besson (trompette) et Jean-Philippe Viret (contrebasse), photos et enregistrements de la voix du pianiste à l'appui — un hommage délibérément sans piano. Le 11 novembre, projection gratuite de « Quelques notes sur la liberté » de Benjamin Delattre (53 min), immersion dans le processus créatif de Michel Portal, mort le 12 février 2026 à 90 ans. Du 30 octobre au 22 novembre, Jean-Paul Boutellier, fondateur de Jazz à Vienne, raconte Miles Davis par plus de 200 pochettes de vinyles à la médiathèque Jean-Jaurès (entrée libre), avec le film « Miles » de Patrick Savey ; et du 6 novembre au 31 décembre, le musée de la Faïence et des Beaux-Arts expose les archives photographiques du festival (« 40 frissons de D'jazz »). — Pourquoi c'est sur le radar : Deux géants racontés autrement que par le concert : Jarrett, qui ne joue plus depuis ses AVC de 2018, devient matière littéraire et sonore ; Portal, disparu cet hiver, devient un film d'atelier. Et la pochette de disque se fait biographie, les photos de festival entrent dans un musée des Beaux-Arts de province : le jazz devient patrimoine, loin de Paris. [FAIT] Source : Big Bang – pôle jazz Bourgogne-Franche-Comté, fiches « Keith Jarrett, une voix, dix doigts » (9 nov. 2026), « Quelques notes sur la liberté » (11 nov. 2026) et « Miles Davis à travers les pochettes de ses vinyles » (30 oct.-22 nov. 2026) ; Wikipédia (fr), « Michel Portal »</description></item>
<item><title>Philadelphie : l'expo Coltrane installée dans la bibliothèque où le jeune Trane venait écouter des disques</title><link>https://jazzphiladelphia.org/event/coltranes-philadelphia-presented-by-the-free-library-of-philadelphia/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-5392e0cfb655de12</guid><category>Le jazz dans les arts</category><pubDate>Wed, 09 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Pour Coltrane 100 Philly, la Free Library présente « John Coltrane's Philadelphia » au 2e étage de la Parkway Central Library. Livres, disques et coupures de presse y racontent les années de formation : l'emploi à l'usine de soupe Campbell's, le big band de jeunesse qui répétait dans un salon de South Philly, les leçons auprès de Dennis Sandole et de Hasaan Ibn Ali — et les visites du jeune saxophoniste dans cette même bibliothèque pour y écouter des disques. L'exposition met aussi en avant les musiciens de Philadelphie qui ont joué avec lui. Entrée libre, tous publics. — Pourquoi c'est sur le radar : À rebours des hommages monumentaux du centenaire, une micro-histoire documentaire : Coltrane usager d'une bibliothèque publique, exposé dans le lieu même qui fait partie du récit. Un angle rare sur l'apprentissage du jazz par l'écoute et le rôle des discothèques publiques — transposable aux médiathèques françaises. [FAIT] Source : Jazz Philadelphia / Coltrane 100 Philly, « Coltrane's Philadelphia presented by the Free Library of Philadelphia »</description></item>
<item><title>Laxou : un demi-siècle de photos de jazz dans l'objectif de Jacky Joannès</title><link>https://www.estrepublicain.fr/culture-loisirs/2026/09/28/exposition-i-du-jazz-au-50-sup-e-sup-etage-i-quand-la-photographie-fait-vibrer-le-jazz</link><guid isPermaLink="false">radar-04-019ddb47cf369414</guid><category>Le jazz dans les arts</category><pubDate>Wed, 23 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Du 23 septembre au 24 octobre 2026, la médiathèque de Laxou (Meurthe-et-Moselle), aux portes de Nancy, présente « Du jazz, au 50e étage », exposition consacrée au travail de Jacky Joannès, photographe passionné de jazz. Selon France 3 Grand Est (2023), il photographie les stars du jazz depuis une cinquantaine d'années, notamment à Nancy Jazz Pulsations. — Pourquoi c'est sur le radar : Cinquante ans d'archives personnelles liées à l'un des plus anciens festivals français, montrées dans une médiathèque de banlieue plutôt qu'en galerie : le patrimoine photographique régional du jazz, que la presse nationale ne voit pas. Matière à portfolio ou à entretien. [FAIT] Source : L'Est Républicain, « Exposition Du jazz, au 50e étage : quand la photographie fait vibrer le jazz » (28 septembre 2026) ; France 3 Grand Est, « Jacky Joannes, 77 ans, photographie les stars du jazz depuis 50 ans » (9 octobre 2023)</description></item>
<item><title>Brigitte Fontaine et l'Art Ensemble of Chicago : « Comme à la radio » rouvert, bandes ORTF inédites à l'appui</title><link>https://wewantsounds.bandcamp.com/album/comme-la-radio-special-edition</link><guid isPermaLink="false">radar-04-c8af123b5c3ce368</guid><category>Exhumations &amp; anniversaires</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le label parisien Wewantsounds réédite le 23 octobre 2026 l'album Saravah (1970 selon le label) enregistré avec Areski Belkacem, Wadada Leo Smith et l'Art Ensemble of Chicago, remasterisé depuis les bandes d'origine. Un second LP ajoute les versions anglaises de « Comme à la radio » et de « J'ai 26 ans », quatre instrumentaux de l'Art Ensemble, trois 45 tours hors album et une version précoce de « L'été l'été » avec Georges Moustaki à la guitare ; le livret réunit un texte de Wadada Leo Smith et un entretien avec Fontaine et Areski, mort le 1er juin 2026. Le 20 novembre suit « Comme à la radio : On Air » (double LP limité à 2 000 exemplaires) : captations ORTF inédites de 1969-1971 (émissions « Niok », « Libre Parcours »…) avec Jacques Higelin, Robin Kenyatta et Ronnie Beer, et prises studio jamais publiées, dont « Leo » en version complète de dix minutes. — Pourquoi c'est sur le radar : Le disque-pont par excellence entre chanson française et free jazz de l'AACM, désormais documenté par les archives de la radio publique : le Paris d'après-68 où les musiciens de Chicago croisaient la chanson. Réédition endeuillée — Areski est mort en juin — et vrais inédits, loin des grosses rééditions américaines. [FAIT] Source : Wewantsounds (Bandcamp), « Comme À La Radio – Special Edition » (sortie le 23 octobre 2026) et « Comme À La Radio: On Air » (sortie le 20 novembre 2026) ; Wikipédia (fr), « Areski Belkacem »</description></item>
<item><title>Ziad Rahbani, « Ana Moush Kafer » (1985) : le jazz-funk d'un Beyrouth en guerre sort enfin en vinyle</title><link>https://wewantsounds.bandcamp.com/merch/ziad-rahbani-ana-moush-kafer-lp-special-edition-with-2p-insert-black-vinyl</link><guid isPermaLink="false">radar-04-e62f16c3e814b665</guid><category>Exhumations &amp; anniversaires</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Enregistré en 1985 au By-Pass Studio de Beyrouth, en pleine guerre civile, et publié seulement en cassette (Relax-In), l'album du compositeur Ziad Rahbani — fils de Fairouz et d'Assi Rahbani, mort le 26 juillet 2025 — paraît pour la première fois en vinyle le 9 octobre 2026 chez Wewantsounds : son remasterisé au studio Colorsound (Paris), visuel de la cassette d'origine, notes de Mario Choueiry (Institut du monde arabe). Le titre signifie « Je ne suis pas un mécréant » : une musique arabe teintée de jazz-funk et de bossa nova, où oud, ney, bouzouki, riq et tabla côtoient piano et basse. — Pourquoi c'est sur le radar : Le jazz vu de Beyrouth : Rahbani greffe harmonies jazz et grooves brésiliens sur la chanson politique arabe. Un pan du « jazz oriental » presque absent de la presse jazz française, qui revient avec un relais parisien (l'IMA), un an après la mort de son auteur. [FAIT] Source : Wewantsounds (Bandcamp), « Ziad Rahbani – Ana Moush Kafer LP Special Edition » (expédition prévue le 9 octobre 2026) ; Wikipedia (en), « Ziad Rahbani »</description></item>
<item><title>« The Third World-Underground » : Dollar Brand, Don Cherry et Carlos Ward sortent enfin du Japon, après la mort d'Abdullah Ibrahim</title><link>https://wewantsounds.bandcamp.com/album/the-third-world-underground</link><guid isPermaLink="false">radar-04-a3fee19516a60eb4</guid><category>Exhumations &amp; anniversaires</category><pubDate>Fri, 11 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Trio enregistré le 14 novembre 1972 au Jazzhus Montmartre de Copenhague et publié en 1974 au Japon seulement (Trio Records, étiquette Nadja) : Abdullah Ibrahim (alors Dollar Brand, piano et voix), Don Cherry (trompette, voix, percussions) et Carlos Ward (saxophone alto). Wewantsounds en a publié le 11 septembre 2026 la première édition hors du Japon, et le premier vinyle depuis 1974 : son remasterisé chez Colorsound (Paris), pochette d'origine, notes bilingues de Jacques Denis. Au programme : « Bra Joe From Kilimanjaro », « Jabulani-Easter Joy », « Swazi » et des chants collectifs. Abdullah Ibrahim est mort le 15 juin 2026 en Bavière, à 91 ans. — Pourquoi c'est sur le radar : Pièce culte où le jazz sud-africain en exil rencontre la « musique du monde » avant la lettre de Don Cherry, restée 52 ans une rareté pour collectionneurs de pressages japonais. Le label la juge d'autant plus nécessaire après la disparition d'Ibrahim — et les notes sont signées d'une plume française. [FAIT] Source : Wewantsounds (Bandcamp), « The Third World-Underground » (Dollar Brand, Don Cherry, Carlos Ward), paru le 11 septembre 2026 ; Wikipedia (en), « Abdullah Ibrahim »</description></item>
<item><title>Oscar Brown Jr. a 100 ans : « Radical Optimism », une archive vivante à Chicago</title><link>https://thevisualist.org/2026/09/radical-optimism-celebrating-100-years-of-oscar-brown-jr-opening-exhibit/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-b87afc1ae4c3d821</guid><category>Exhumations &amp; anniversaires</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Né le 10 octobre 1926, Oscar Brown Jr. — chanteur, parolier, dramaturge et militant de Chicago — a écrit les paroles de « Work Song » et d'« Afro Blue » et conçu avec Max Roach « We Insist! Freedom Now Suite ». Ses filles Maggie et Africa Brown le célèbrent avec « Radical Optimism: Celebrating 100 Years of Oscar Brown, Jr. », exposition et série de performances conçues avec la commissaire Dorian Sylvain à la Blanc Gallery (Bronzeville), du 20 septembre au 10 octobre 2026, jour du centenaire. Les organisateurs la présentent comme « une archive vivante » et rappellent qu'il a travaillé avec Martin Luther King et Muhammad Ali. — Pourquoi c'est sur le radar : Figure-charnière entre jazz, théâtre, poésie et droits civiques, dont le centenaire passe inaperçu en France. Angle idéal pour relier vocalese, spoken word et hip-hop. [FAIT] Source : The Visualist, « Radical Optimism: Celebrating 100 Years of Oscar Brown, Jr. » (septembre 2026) ; oscarbrownjr.org, page « 100th Birthday »</description></item>
<item><title>« Autour de minuit » a 40 ans : Tavernier, Dexter Gordon et le jazz enregistré en direct à l'image</title><link>https://fr.wikipedia.org/wiki/Autour_de_minuit_(film)</link><guid isPermaLink="false">radar-04-922f1ca34b64b783</guid><category>Exhumations &amp; anniversaires</category><pubDate>Thu, 24 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le film de Bertrand Tavernier est sorti en France le 24 septembre 1986. Inspiré de « La Danse des infidèles », où Francis Paudras raconte son amitié avec Bud Powell à Paris, il a été tourné aux studios Éclair d'Épinay-sur-Seine ; sa musique, signée Herbie Hancock, a été filmée et enregistrée en direct sur un magnétophone 24 pistes, « une première en France ». Hancock a reçu l'Oscar de la meilleure musique, le film les Césars de la meilleure musique et du meilleur son (1987), et Dexter Gordon une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Sur la bande originale, Chet Baker chante et joue de la trompette. — Pourquoi c'est sur le radar : Anniversaire franco-américain et transversal : l'une des rares fictions où le jazz est joué et capté en direct à l'image, avec des musiciens à l'écran (Hancock, Shorter, Hutcherson, McLaughlin…). La plage de Chet Baker, souvent oubliée, mérite une réécoute. [FAIT] Source : Wikipédia (fr), « Autour de minuit (film) » ; Wikipedia (en), « 'Round Midnight (film) » et « Round Midnight (soundtrack) »</description></item>
<item><title>« Black Bottom Stomp » a 100 ans : le centenaire discret des Red Hot Peppers</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Black_Bottom_Stomp</link><guid isPermaLink="false">radar-04-b4261db167c72268</guid><category>Exhumations &amp; anniversaires</category><pubDate>Tue, 15 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le 15 septembre 1926 à Chicago, Jelly Roll Morton et ses Red Hot Peppers gravaient « Black Bottom Stomp » pour Victor, avec George Mitchell (cornet), Kid Ory (trombone), Omer Simeon (clarinette), Johnny St. Cyr (banjo), John Lindsay (contrebasse) et Andrew Hilaire (batterie). L'enregistrement figure au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès. Six jours plus tard, le 21 septembre, la séance de « Dead Man Blues » ajoutait voix parlées et bruitages (Marty Bloom). — Pourquoi c'est sur le radar : Selon le musicologue John Szwed, ces trois minutes condensent tout : « Spanish tinge », stomps, breaks, stop-time, backbeat… L'acte de naissance du petit ensemble de jazz écrit, déjà métissé et même théâtral. Idéal pour une rubrique « il y a cent ans ». [FAIT] Source : Wikipedia (en), « Black Bottom Stomp » et « Red Hot Peppers » (discographie Victor, 15 et 21 septembre 1926)</description></item>
<item><title>Knats : le jazz « geordie » de Newcastle, produit par Geordie Greep (black midi), en finale du Mercury Prize… à domicile</title><link>https://www.hellorayo.co.uk/jazz-fm/entertainment/music/mercury-prize-2026-shortlist-revealed</link><guid isPermaLink="false">radar-04-d775fb36b5f64b1f</guid><category>À surveiller — l'automne</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le groupe de Newcastle Knats (noyau : Stan Woodward à la basse, King David Ike-Elechi à la batterie) figure parmi les douze « albums de l'année » du Mercury Prize 2026 (liste dévoilée le 30 juillet) avec « A Great Day In Newcastle » (Gearbox Records, 1er mai 2026). Le disque porte les textes du poète Cooper Robson sur la classe ouvrière du Nord-Est (drogue, crime, masculinité toxique), avec trompette, piano, saxophones et cordes ; Geordie Greep le produit et joue de la guitare sur deux titres. Face à Paul McCartney, Raye, Olivia Dean, Dave ou Florence + the Machine, le lauréat sera proclamé le 22 octobre 2026 à l'Utilita Arena… de Newcastle. — Pourquoi c'est sur le radar : Seul groupe de jazz de la liste : un jazz de spoken word à l'énergie punk, produit par une figure de l'art-rock londonien, peut l'emporter à domicile. Trois ans après Ezra Collective, le jazz britannique revient au Mercury par le régionalisme et la poésie ouvrière — angle encore peu relayé en France. [FAIT] Source : Jazz FM (Hello Rayo), « Mercury Prize 2026 shortlist revealed » (30 juillet 2026) ; Knats (Bandcamp), « A Great Day In Newcastle » (crédits)</description></item>
<item><title>Josh Johnson fait du saxophone une télécommande à samplers — et fait attendre le streaming 18 jours</title><link>https://www.nonesuch.com/journal/josh-johnson-album-animative-due-october-23-international-anthem-nonesuch-records-2026-09-09</link><guid isPermaLink="false">radar-04-eb954810191289a1</guid><category>À surveiller — l'automne</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Saxophoniste-synthésiste de l'ETA IVtet de Jeff Parker, producteur du disque de Meshell Ndegeocello primé aux Grammys (2023), directeur musical de Leon Bridges (2018-2022) puis du disque de Flea, Josh Johnson publie « Animative », son troisième album solo (International Anthem / Nonesuch) : dix titres coproduits avec Paul Bryan, où le saxophone pilote souvent un sampler ou une boîte à rythmes, déclenchant boucles et effets, entre soul-jazz squelettique, post-bop, minimalisme électronique et ambient (titre-manifeste : « Jazz Chord Possession »). Invités : Meshell Ndegeocello, Macie Stewart, Marquis Hill, Ben Lumsdaine. Disque et téléchargement le 23 octobre 2026, streaming seulement le 10 novembre. — Pourquoi c'est sur le radar : Double signal : l'instrument acoustique devient contrôleur électronique, et un label jazz de pointe adossé à Nonesuch réserve une fenêtre d'exclusivité au disque et au téléchargement avant le streaming, à la manière des sorties en salle au cinéma. Stratégie à surveiller. [FAIT] Source : Nonesuch Records, Journal, « Josh Johnson album 'Animative' due October 23 » (9 septembre 2026)</description></item>
<item><title>Bobbyy (High Pulp) sort « TACKYY » sur le label du rappeur Pink Siifu, avec Sam Gendel et AKAI SOLO</title><link>https://www.bobbyy.music/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-6c919fe7a7abdd66</guid><category>À surveiller — l'automne</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Bobbyy, alias du batteur et producteur Bobby Granfelt (fondateur du collectif High Pulp, signé chez ANTI-), né à Seattle et installé à Los Angeles, annonce son deuxième album, « TACKYY », pour le 16 octobre 2026 chez Dynamite Hill Records, le label fondé par le rappeur Pink Siifu. Au générique : le saxophoniste Sam Gendel, l'arrangeur Miguel Atwood-Ferguson (celui du J Dilla symphonique « Suite for Ma Dukes »), le rappeur AKAI SOLO, Salami Rose Joe Louis, Demae, Qur'an Shaheed, Telemakus, Tony Bontana, Niki Randa… La tournée nord-américaine d'octobre-novembre se fait en co-plateau avec AKAI SOLO — y compris le 23 octobre à Seattle, au Clock-Out Lounge, sous la bannière d'Earshot Jazz. — Pourquoi c'est sur le radar : Un batteur issu d'un collectif jazz sort son disque sur un label de rap indépendant, et c'est un festival de jazz (Earshot) qui accueille sa date avec un rappeur : le jazz de la côte Ouest passe désormais par les réseaux beat et rap plutôt que par les circuits jazz. Signal faible à suivre dès la sortie. [FAIT] Source : bobbyy.music (site officiel : annonce de « TACKYY » et dates de tournée) ; High Pulp, biographie officielle</description></item>
<item><title>Goldie au London Jazz Festival : la jungle passe à l'orchestre, avec Yussef Dayes et Cleveland Watkiss</title><link>https://efglondonjazzfestival.org.uk/events/goldie-dare-to-dream-with-his-live-band-orchestra-and-special-guests</link><guid isPermaLink="false">radar-04-25b048a42859c665</guid><category>À surveiller — l'automne</category><pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le pionnier de la drum'n'bass (« Timeless », 1995) présente « Dare to Dream », projet orchestral conçu pour l'EFG London Jazz Festival : l'ensemble Elysian Collective, un chœur, son groupe live et des invités, dont anaiis, le batteur Yussef Dayes et les voix jazz de Natalie Williams et Cleveland Watkiss — cofondateur des Jazz Warriors, qui a aussi chanté et fait le MC aux côtés de Goldie, Fabio et Grooverider. Deux représentations le samedi 14 novembre 2026 au Royal Festival Hall (17 h et 20 h 30), alors que Goldie prépare un nouvel album studio. — Pourquoi c'est sur le radar : Un festival de jazz confie l'une de ses trois soirées phares (série « EFG Elements ») à une icône rave : la filiation breakbeat-jazz britannique entre dans la programmation officielle. Même édition, autre signal transversal : la reconstitution du club tokyoïte de Haruki Murakami (voir « Sous le radar »). [FAIT] Source : EFG London Jazz Festival, page événement « Goldie 'Dare to Dream': with his Live Band, Orchestra and Special Guests » ; Wikipedia (en), « Cleveland Watkiss »</description></item>
<item><title>IA : les pages streaming de légendes du jazz squattées par des titres générés</title><link>https://www.digitalmusicnews.com/2026/08/31/jazz-legends-streaming-profiles-ai-slop/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-deb3f2e497227417</guid><category>À surveiller — l'automne</category><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Digital Music News (31 août 2026) documente l'irruption de titres générés par IA — pochettes de filles façon anime, morceaux « jazzy » sans rapport avec le style des artistes — sur les profils Spotify, Amazon Music ou YouTube de Sonny Criss (mort en 1977), Jimmie Noone (mort en 1944) et Red Nichols, ainsi que sur la page YouTube Music de la chanteuse Jean Carne, toujours en vie. Les titres sont crédités à un éditeur (« Ami bacuk ») et à un compositeur (« Zainul Irpan ») introuvables. Spotify les a retirés, mais sa protection des profils d'artistes reste optionnelle : il faut s'y inscrire pour pouvoir valider ou refuser les sorties. — Pourquoi c'est sur le radar : Le jazz, genre le plus « catalogue » du streaming (voir le n°2), compte beaucoup d'artistes disparus qui ne peuvent plus protester : cible idéale des fermes à contenus. Une mutation silencieuse qui touche la mémoire même du genre — à croiser avec les chiffres de Deezer (rubrique Statistiques). [FAIT] Source : Digital Music News, « Multiple YouTube, Amazon Music, and Spotify Profiles of Jazz Legends Were Hijacked to Churn Out AI Slop » (Ashley King, 31 août 2026)</description></item>
<item><title>La musique instrumentale raconte des histoires — et nos cerveaux imaginent la même</title><link>https://www.nature.com/articles/s41467-026-76452-0</link><guid isPermaLink="false">radar-04-38a512d3dd2e8963</guid><category>Musique &amp; sciences</category><pubDate>Tue, 18 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>À Princeton (laboratoire de cognition musicale d'Elizabeth Margulis, avec le neuroscientifique Uri Hasson), 20 participants imaginent librement une histoire en écoutant dix extraits instrumentaux dans l'IRM, puis la racontent. Les récits suscités par un même extrait se ressemblent fortement d'un auditeur à l'autre. Ces imaginaires partagés s'appuient sur des motifs d'activité propres à chaque extrait dans le réseau du mode par défaut et les aires du langage et d'association — des régions multimodales, également sollicitées par les mêmes histoires racontées à voix haute. — Pourquoi c'est sur le radar : Transversal musique × récit × cinéma : la musique sans paroles fabrique un sens concret et partagé, ce qui parle autant aux compositeurs de films qu'à la critique de jazz instrumental. Petite cohorte d'imagerie (20 personnes) : solide dans son cadre, à confirmer sur d'autres cultures et d'autres genres. [ESTIM.] Source : Jalon I, Williams JA, Christianson KE, Turnbull C, Simmons GB, Hasson U, Margulis EH, « Music evokes shared neural representations of imagined narratives across sensory modalities », Nature Communications 17:8008, 18 août 2026</description></item>
<item><title>Parkinson : le groove est social — taper le rythme à deux renforce l'envie de bouger</title><link>https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13442691/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-385725fdcf60c76a</guid><category>Musique &amp; sciences</category><pubDate>Tue, 28 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Au Center for Music in the Brain d'Aarhus, 40 personnes atteintes de Parkinson léger à modéré et 36 témoins tapent la pulsation de musiques plus ou moins syncopées, seules, avec un repère visuel, ou avec un assistant qui tape en même temps. Jouer à deux augmente l'envie agréable de bouger (le « groove »), le sentiment de synchronie, l'énergie du mouvement et la stabilité de la synchronisation, surtout pour les rythmes moyennement à très complexes — et davantage chez les patients que chez les témoins. Le repère visuel n'a aucun effet. Le groove ressenti est corrélé à la proximité sociale, à l'empathie et au plaisir social tiré de la musique. Tâche de laboratoire, pas encore un essai thérapeutique. — Pourquoi c'est sur le radar : La syncope et le jeu à plusieurs — l'ADN du jazz — apparaissent comme des leviers moteurs à part entière, au-delà du simple battement ; les auteurs suggèrent des formats de groupe (percussions, danse) plutôt que des signaux isochrones. Étude cosignée par Peter Vuust, neuroscientifique et contrebassiste de jazz. [ESTIM.] Source : Stupacher J, Vuust P, Pando-Naude V, « Social interaction enhances the pleasurable urge to move to music in people with Parkinson's disease », Journal of Parkinson's Disease 16(6):1284-1295, en ligne le 28 juillet 2026</description></item>
<item><title>« Days of Wine and Roses » dans l'IRM : improviser librement mobilise aussi planification et contrôle</title><link>https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12645261/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-5c6956bc300a425e</guid><category>Musique &amp; sciences</category><pubDate>Sat, 27 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Au Center for Music in the Brain d'Aarhus, 16 pianistes de jazz confirmés jouent le standard de Henry Mancini dans un scanner, avec des degrés de liberté croissants : mélodie par cœur, improvisation sur la mélodie, improvisation libre sur la grille. Plus la liberté grandit, plus il y a de notes, d'entropie mélodique et d'imprévisibilité des hauteurs. Par rapport au repos, un réseau de la récompense (dont le cortex orbitofrontal) s'active dans toutes les conditions de jeu ; l'improvisation libre fait apparaître plus souvent un état cérébral associant réseau du mode par défaut, contrôle exécutif et langage. — Pourquoi c'est sur le radar : Nuance le récit du « lâcher-prise » popularisé par l'étude de Charles Limb (Radar n°1) : improviser librement mobilise aussi planification et contrôle. La créativité jazz étudiée sur un vrai standard, avec des musiciens de métier. Imagerie descriptive sur 16 personnes : pas une preuve d'effet sur la santé. [ESTIM.] Source : Da Mota PA, Fernandes HM, … Kringelbach M, Vuust P, « Creativity in Music: The Brain Dynamics of Jazz Improvisation », Annals of the New York Academy of Sciences 1553(1):350-362, en ligne le 27 septembre 2025</description></item>
<item><title>Parkinson : un métronome « fractal » et « Stayin' Alive » font mieux que le métronome régulier</title><link>https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13087817/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-b5637b3cba224d7c</guid><category>Musique &amp; sciences</category><pubDate>Thu, 16 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Étude cas-témoins de l'université de Floride (JAMA Network Open, 16 avril 2026) : 15 patients parkinsoniens sous traitement et 15 témoins du même âge marchent sans repère, sur un métronome régulier, sur un métronome « fractal » (intervalles légèrement variables, à la manière des fluctuations naturelles) ou sur « Stayin' Alive » des Bee Gees, dans un ordre tiré au sort. Le métronome régulier dégrade la structure fractale des fluctuations de la foulée ; le métronome fractal la rapproche d'un profil naturel ; la musique augmente vitesse, longueur de pas et balancement des bras sans dégrader le rythme des pas. Limites : petit effectif, données recueillies en 2017 et en partie analysées en 2026, et l'autrice principale déclare avoir été employée par Clario, fabricant des capteurs utilisés. — Pourquoi c'est sur le radar : Argument scientifique pour le « groove humain » : une pulsation mécaniquement parfaite n'est pas la meilleure béquille, la variabilité naturelle et une vraie chanson font mieux. Écho aux débats jazz sur le micro-timing, la machine et l'humain (rapprochement éditorial, pas une conclusion de l'étude). [ESTIM.] Source : Sowalsky KL, Okun MS, … Hass CJ, « Regular Metronome, Fractal Metronome, and Music for Parkinson Gait », JAMA Network Open 9(4):e262744, 16 avril 2026</description></item>
<item><title>Composer pour freiner le déclin cognitif : Rice lance un essai de 3,9 millions de dollars</title><link>https://news.rice.edu/news/2026/can-creating-music-strengthen-aging-brain-rice-researchers-aim-find-out</link><guid isPermaLink="false">radar-04-c03d20c8828a095e</guid><category>Musique &amp; sciences</category><pubDate>Fri, 11 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>L'université Rice (Houston) a annoncé le 11 septembre 2026 un essai clinique randomisé de cinq ans financé par le National Institute on Aging (3,9 M$). 210 personnes de 65 ans et plus présentant un trouble cognitif léger seront réparties en trois groupes, dont un cours de composition musicale (sans formation préalable, les participants inventant même leur propre notation) et un cours d'appréciation musicale. Mesures : cognition, qualité de vie liée à la santé mentale, imagerie cérébrale et prélèvements sanguins (inflammation, métabolisme énergétique cellulaire). Pilotage : le psychologue Christopher Fagundes et le compositeur Anthony Brandt (Shepherd School of Music). Un participant du programme pilote, 82 ans : « Je n'aurais jamais cru dire ça, mais je suis compositeur. » — Pourquoi c'est sur le radar : L'essai teste la création — et non l'écoute passive — contre le déclin cognitif, avec des marqueurs inflammatoires : pont direct entre composition, vieillissement et immunologie. Financement et protocole sont des faits ; l'effet reste INCONNU jusqu'aux résultats, attendus dans plusieurs années. [INCONNU] Source : Rice University News, « Can creating music strengthen the aging brain? Rice researchers aim to find out » (11 septembre 2026)</description></item>
<item><title>AVC : la musique en rééducation, un bénéfice net à certitude modérée — l'avantage de la phase précoce reste à prouver</title><link>https://www.frontiersin.org/journals/neurology/articles/10.3389/fneur.2026.1907080/full</link><guid isPermaLink="false">radar-04-3e62cd9bf9bc55ea</guid><category>Musique &amp; sciences</category><pubDate>Fri, 28 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Méta-analyse de 21 essais randomisés (1 029 patients, études publiées de 1997 à 2024). Ajoutées à la rééducation classique, les interventions musicales (stimulation auditive rythmique, thérapie musicale, mouvement en musique) améliorent la motricité du membre supérieur (SMD 0,58), la vitesse de marche (0,89), l'équilibre (0,45), les activités de la vie quotidienne (0,88) et la qualité de vie ; certitude GRADE « modérée » pour ces critères, « faible » pour le membre inférieur. Le gain de vitesse de marche est net en phase précoce (SMD 1,21) et non significatif au stade chronique (0,19), mais la différence entre les deux sous-groupes n'est pas significative (p = 0,15). Limites : forte hétérogénéité, aveugle difficile, protocoles variés. — Pourquoi c'est sur le radar : Point à jour (août 2026) qui élargit le dossier AVC au-delà de la marche : bras, autonomie, qualité de vie. L'idée d'une « fenêtre précoce » est séduisante mais pas démontrée par cette analyse — exactement le genre de nuance qu'une rubrique santé doit porter. [FAIT] Source : Liu D, Kang T, Liang Y, Tong C, Xue Y, « Effects of music-based interventions on rehabilitation outcomes after stroke: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials », Frontiers in Neurology 17, 28 août 2026</description></item>
<item><title>TSF Jazz gagne des auditeurs franciliens (134 000 par jour) mais sa part d'audience recule (1,6 % → 1,1 %)</title><link>https://www.mediametrie.fr/en/audiences-and-results/radio/ear-ile-de-france/radio-audience-ile-de-france-april-june-2026</link><guid isPermaLink="false">radar-04-ab8f5957e3bd04ca</guid><category>Statistiques</category><pubDate>Thu, 16 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Médiamétrie a publié en juillet 2026 l'audience des radios en Île-de-France pour la vague avril-juin 2026 (13 ans et plus). TSF Jazz réunit 134 000 auditeurs par jour (audience cumulée de 1,3 %), contre 121 000 (1,1 %) un an plus tôt. Sa part d'audience baisse pourtant de 1,6 % à 1,1 %. Sur la même période, FIP passe de 205 000 à 263 000 auditeurs (de 2,0 % à 2,5 % d'audience cumulée) et sa part d'audience de 2,1 % à 3,2 %. — Pourquoi c'est sur le radar : Seule station de jazz citée nommément dans les résultats franciliens : elle touche plus de monde mais pèse moins dans le temps d'écoute total, ce qui suggère des écoutes plus courtes — lecture de la rédaction, la durée d'écoute n'étant pas publiée ici (INCONNU). La forte hausse de FIP montre que la curiosité pour une radio éclectique existe. [FAIT] Source : Médiamétrie, « L'audience de la radio en Île-de-France, avril-juin 2026 » (EAR Île-de-France, vague du 30 mars au 28 juin 2026)</description></item>
<item><title>Canicule : Jazz à Vienne perd 5,4 % de public, et c'est la scène gratuite de Cybèle qui encaisse le choc (-17 000)</title><link>https://www.vivre-villes.fr/vienne/vienne-a-la-une/2026/07/11/jazz-a-vienne-a-bien-tenu-le-choc-de-la-canicule-recul-de-la-frequentation-de-54-cette-annee-avec-un-public-moindre-a-cybele/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-6f55b0665a88af70</guid><category>Statistiques</category><pubDate>Sat, 11 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Pour la première fois en 45 ans, la canicule a « très fortement impacté » Jazz à Vienne (juillet 2026, 17 jours contre 16 en 2025) : 210 000 festivaliers tous lieux confondus, contre 222 000 l'an dernier (-5,4 %). Le Théâtre antique, payant, reste stable à 87 000 spectateurs ; le site gratuit de Cybèle tombe à 102 000 visiteurs contre 119 000 (« On a perdu 17 000 festivaliers », reconnaît le président Thierry Kovacs). Les secours ont pris en charge en moyenne 6,7 malaises par concert, contre 6,2 en 2025, malgré brumisateurs et « désoiffeurs ». — Pourquoi c'est sur le radar : Un chiffre qui relie directement climat et fréquentation : la chaleur frappe d'abord les concerts gratuits en plein air — le public de découverte — et épargne le public payant du soir. Pour les festivals de jazz d'été, l'adaptation (horaires, ombre, eau) devient une variable qui se compte en spectateurs. [FAIT] Source : Vivre villes (Vienne), « Jazz à Vienne a bien tenu le choc de la canicule : recul de la fréquentation de 5,4 % cette année avec un public moindre à Cybèle » (11 juillet 2026)</description></item>
<item><title>Sorties culturelles 2025 : 35 % des Français au concert, les festivals retombent à 20 %, le prix freine un non-festivalier sur trois</title><link>https://www.culture.gouv.fr/espace-documentation/service-statistique-ministeriel-deps/publications/barometre-des-sorties-culturelles-2025</link><guid isPermaLink="false">radar-04-1fcacb905776e83e</guid><category>Statistiques</category><pubDate>Fri, 18 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Publié le 18 septembre 2026 par le DEPS du ministère de la Culture (enquête du Crédoc en ligne auprès de 3 000 personnes de 15 ans et plus, vague de janvier 2026) : en 2025, 35 % des Français ont assisté à au moins un concert (36 % en 2024) et 9 % à trois concerts ou plus. Les festivals retombent à 20 % (24 % en 2024). Parmi les non-festivaliers, 36 % ne sont « pas vraiment intéressés », 34 % trouvent les billets trop chers, 20 % n'ont pas de festival à proximité, 12 % ne s'y sentent « pas à leur place » et 2 % invoquent des raisons écologiques. La Fête de la musique touche 26 % de la population (41 % des 15-24 ans), et 44 % de ses participants ne sont allés à aucun concert dans l'année. — Pourquoi c'est sur le radar : Donnée publique fraîche, passée sous les radars, qui mesure le vivier réel du concert : 43 % des 15-24 ans y vont, et l'écart par diplôme est massif (52 % des bac+3 contre 26 % des CAP-BEP). La Fête de la musique touche un public que le concert payant n'atteint pas. La part du jazz n'est pas isolée (INCONNU) : la source à guetter reste la prochaine enquête « Pratiques culturelles ». [FAIT] Source : Ministère de la Culture, DEPS, « Baromètre des sorties culturelles 2025 », Culture chiffres 2026-4 (L. Cormier, F. Cornuet, A. Jonchery, J. Stevanovic), 18 septembre 2026</description></item>
<item><title>Parfum de Jazz (Drôme) atteint la parité sur scène : 52 musiciennes pour 48 musiciens, 20 groupes sur 25 menés par des femmes</title><link>https://www.parfumdejazz.com/femmes-et-jazz/jazz-et-parite/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-2c22cefa1f2d6a92</guid><category>Statistiques</category><pubDate>Wed, 01 Jan 2025 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le festival drômois, qui consacre une rubrique « Femmes &amp; Jazz » à la question, annonce avoir atteint en 2025, pour la première fois de son histoire, la parité des artistes sur scène : 52 femmes et 48 hommes. Sur 25 groupes, 20 étaient dirigés par des femmes et les 5 autres étaient mixtes, sans aucun leader masculin. En 2023 et 2024, les femmes représentaient 30 % des artistes programmés ; la ligne « groupes dirigés par des femmes » date de 2018. — Pourquoi c'est sur le radar : Contre-exemple chiffré et reproductible : en deux éditions, un petit festival passe de 30 % à 52 % de femmes sur scène, quand les affiches des festivals américains plafonnaient à 21,7 % de femmes en 2025 (Pollstar, Radar n°3). La parité se décide d'abord à la programmation. Chiffre déclaré par le festival lui-même, publié en 2025 et resté inaperçu. [FAIT] Source : Parfum de Jazz, page « Jazz et parité » (rubrique Femmes &amp; Jazz), chiffres de l'édition 2025</description></item>
<item><title>Diplômes de jazz aux États-Unis : 523 en 2024 (-11,2 % en un an), environ quatre sur cinq décernés à des hommes</title><link>https://datausa.io/profile/cip/jazz-jazz-studies</link><guid isPermaLink="false">radar-04-aac0b28641187ef7</guid><category>Statistiques</category><pubDate>Mon, 01 Jan 2024 00:00:00 +0000</pubDate><description>Data USA, qui compile les données fédérales de l'IPEDS (NCES), recense 523 diplômes « Jazz &amp; Jazz Studies » délivrés en 2024, 11,2 % de moins qu'un an plus tôt. Le site affiche une part masculine de 80,9 % ; parmi les diplômés de licence, on compte 162 hommes blancs contre 27 femmes blanches. Les établissements qui en délivrent le plus : University of North Texas (53), The New School (51) et Manhattan School of Music (43). — Pourquoi c'est sur le radar : Le vivier des futurs jazzmen se contracte et reste massivement masculin, en écho aux 15 % de femmes parmi les enseignants de jazz relevés par l'étude « Jazz Counts » de Berklee (Radar n°3). Donnée publique, gratuite, mise à jour chaque année : baromètre facile à suivre. Périmètre limité aux cursus déclarés sous l'intitulé « Jazz/Jazz Studies ». [FAIT] Source : Data USA, profil « Jazz &amp; Jazz Studies », d'après l'IPEDS (National Center for Education Statistics), données 2024</description></item>
<item><title>IA : plus d'un titre sur deux livré chaque jour à Deezer est généré par IA — pour 1 à 3 % des écoutes</title><link>https://newsroom-deezer.com/2026/07/ai-music-exceeds-50-percent-daily-uploads-deezer/</link><guid isPermaLink="false">radar-04-1a878f2507f12266</guid><category>Statistiques</category><pubDate>Tue, 21 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le 21 juillet 2026, Deezer annonce une première : les titres entièrement générés par IA dépassent la moitié des nouveautés livrées chaque jour, avec près de 90 000 titres quotidiens au pic de juin 2026. Ils ne pèsent pourtant que 1 à 3 % des écoutes, et en 2025 jusqu'à 85 % de leurs écoutes étaient frauduleuses (retirées du calcul des droits). Deezer va désormais supprimer les titres IA liés à la fraude et ceux restés sans écoute pendant au moins six mois. Dans un test Ipsos mené dans huit pays, 97 % des participants ne distinguaient pas un titre IA d'un titre humain. — Pourquoi c'est sur le radar : La bataille ne se joue plus sur l'écoute mais sur l'encombrement : la musique humaine devient minoritaire parmi les nouveautés, la découverte se complique et la prescription humaine (critique, radio, magazine) reprend de la valeur. Part du jazz dans ce flux : INCONNU, Deezer ne ventile pas par genre — question à poser aux plateformes. [FAIT] Source : Deezer Newsroom, « Deezer: AI music has surpassed 50% of new music uploads for the first time » (21 juillet 2026)</description></item>
<item><title>Prague, 2 septembre 1986 : le régime communiste arrête les dirigeants de la « Jazz Section » — 40 ans</title><link>https://www.headliner.cz/novinky/pred-40-lety-pozavirali-komuniste-cleny-jazzove-sekce</link><guid isPermaLink="false">radar-04-20b9c27c8d6217c6</guid><category>Jazz &amp; histoire — les combats</category><pubDate>Tue, 02 Sep 1986 00:00:00 +0000</pubDate><description>Ce jour-là, la police du régime arrête les dirigeants de la Jazzová sekce : le président Karel Srp, le secrétaire Vladimír Kouřil, Joska Skalník, Tomáš Křivánek, Čestmír Huňát, Miloš Drda et Vlastimil Drda. Née en 1971 comme branche de l'Union des musiciens (plafonnée à 3 000 membres, elle en comptera jusqu'à 7 000), la Section organisait les Jours du jazz de Prague et publiait bien au-delà du jazz, jusqu'au discours Nobel du poète Jaroslav Seifert (1984). Le pouvoir dissout en 1983-1984 l'Union qui l'abritait, mais la Section continue ; ses dirigeants sont poursuivis pour « activité commerciale non autorisée ». Au procès de mars 1987, Srp écope de 16 mois ferme et Kouřil de 10 mois, les autres de peines légères. À l'étranger, des écrivains comme Kurt Vonnegut et John Updike protestent. — Pourquoi c'est sur le radar : Anniversaire commémoré par la presse tchèque (Headliner, 2 septembre 2026), ignoré en France. Cas limite où le seul mot « jazz » sert de bannière à toute une dissidence culturelle : le régime ne juge pas des musiciens pour ce qu'ils jouent mais un réseau éditorial né du jazz, maquillé en délit économique. Le sujet déborde sur le samizdat, la poésie et le rock. [FAIT] Source : Headliner.cz, « Velké zatýkání. Před 40 lety pozavírali komunisté členy Jazzové sekce » (Jarda Konáš, 2 septembre 2026) ; UPI, « Five members of the banned Jazz Section… » (11 mars 1987) ; Wikipedia (en), « Jazz in Czechoslovakia »</description></item>
<item><title>Cascais, 1971 : Charlie Haden dédie « Song for Che » aux indépendantistes africains et finit interrogé par la police politique portugaise</title><link>https://www.democracynow.org/2014/7/12/rip_jazz_legend_charlie_haden_watch</link><guid isPermaLink="false">radar-04-1b860ae49b65166a</guid><category>Jazz &amp; histoire — les combats</category><pubDate>Sat, 20 Nov 1971 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le 20 novembre 1971 s'ouvre à Cascais le premier festival international de jazz du Portugal (Miles Davis, Dexter Gordon, Phil Woods, les Giants of Jazz de Monk, Gillespie et Blakey), sous l'Estado Novo de Marcelo Caetano, en pleine guerre coloniale. Contrebassiste du quartette d'Ornette Coleman, Charlie Haden dédie « Song for Che », morceau de son Liberation Music Orchestra, aux mouvements de libération des peuples noirs du Mozambique, d'Angola et de Guinée-Bissau. Les étudiants des places bon marché acclament si fort qu'on n'entend plus la musique. Le lendemain, à l'aéroport, Haden est retenu, conduit en salle d'interrogatoire et menacé d'un transfert au siège de la PIDE ; l'attaché culturel américain le fait sortir. De retour aux États-Unis, il reçoit la visite du FBI. Son verdict, en 2006 : « Si c'était à refaire, je le referais. » — Pourquoi c'est sur le radar : Un jazzman américain proclame son anticolonialisme en pleine dictature européenne, deux ans et demi avant la révolution des Œillets. Célèbre au Portugal — Haden affirmait que l'épisode était entré dans les manuels scolaires —, presque inconnu en France. Il renverse le schéma des « Jazz Ambassadors » : ici, c'est l'ambassade qui tire le jazzman d'affaire. 55 ans le 20 novembre. [FAIT] Source : Democracy Now!, « RIP Jazz Legend Charlie Haden » (entretien de 2006 rediffusé, 12 juillet 2014) ; Wikipedia (en), « Cascais Jazz Festival » ; Observador, « 1971 e o Jazz de Cascais » (12 septembre 2021)</description></item>
<item><title>1946 : Eddie Rosner, trompettiste juif et chef de « l'orchestre de Staline », envoyé au Goulag — 80 ans</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Eddie_Rosner</link><guid isPermaLink="false">radar-04-3f2ec265eb7d75f3</guid><category>Jazz &amp; histoire — les combats</category><pubDate>Tue, 01 Jan 1946 00:00:00 +0000</pubDate><description>Adolf « Eddie » Rosner naît à Berlin en 1910 de parents juifs polonais. Après l'arrivée des nazis au pouvoir, il s'installe en Pologne (1933) ; à l'invasion de 1939, il gagne Białystok, où il fonde l'Orchestre d'État de jazz de la RSS de Biélorussie, surnommé « l'orchestre de Staline » après qu'un concert à Minsk eut plu au dictateur. En 1946, il tente de passer la frontière avec sa famille : le ministère de la Sécurité d'État l'arrête près de Lviv. Condamné à dix ans de camp (franchissement illégal, conspiration, « cosmopolitisme »), il est détenu en Extrême-Orient soviétique, près de Magadan et sur la Kolyma, où il continue de diriger des orchestres. Libéré en 1954 après la mort de Staline, il n'obtient le droit de quitter l'URSS qu'en 1973 et meurt à Berlin-Ouest en 1976. Pierre-Henry Salfati lui a consacré un documentaire, « Le Jazzman du Goulag » (1999). — Pourquoi c'est sur le radar : Le destin le plus romanesque du jazz face aux totalitarismes — chassé par Hitler, adulé puis broyé par Staline —, peu connu en France malgré un documentaire français. Les 80 ans de l'arrestation tombent cette année ; avec Sopot 1956 et la Jazz Section de Prague 1986, il forme un triptyque « le jazz derrière le rideau de fer ». [FAIT] Source : Wikipedia (en), « Eddie Rosner » ; E. Kolleritsch, « Jazz in Totalitarian Systems (Nazi Germany and Former USSR): The Life of the Trumpet Player Eddie Rosner », European Scientific Journal, 2015</description></item>
<item><title>Un guitariste de jazz détenu 14 jours par l'ICE : le visa d'artiste, nouveau front</title><link>https://downbeat.com/news/detail/indian-guitarist-pritesh-walia-released-from-ice-facility-in-l.a.-after-2-w</link><guid isPermaLink="false">radar-04-0422782e107f79c3</guid><category>Jazz &amp; histoire — les combats</category><pubDate>Sun, 02 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Pritesh Walia, guitariste et compositeur né à New Delhi, formé à la musique classique indienne puis diplômé du Musicians Institute de Los Angeles, de Berklee et du New England Conservatory, vit aux États-Unis depuis 2019 avec un visa d'artiste O-1B. Arrêté le 2 août 2026 à l'aéroport de Los Angeles — selon l'ICE, il aurait dû quitter le pays en 2025 —, il passe 14 jours au centre de détention d'Adelanto (Californie du Sud) avant d'être libéré sous caution. « L'amour de la communauté du jazz et de la musique m'a rendu foi en l'humanité », dit-il. — Pourquoi c'est sur le radar : Le jazz se bat aussi aux frontières : l'écosystème américain (Berklee, NEC, les clubs) dépend de musiciens étrangers sous visa O-1, que la politique migratoire actuelle rend vulnérables. Cas isolé mais révélateur, ignoré en France — à suivre pour les artistes européens en tournée aux États-Unis. [FAIT] Source : DownBeat, « Indian Guitarist Pritesh Walia Released from ICE Facility After 2-Week Detention » (18 août 2026)</description></item>
<item><title>« Uhuru Afrika » (Randy Weston, 1960) : Langston Hughes, Melba Liston et un disque saisi par l'apartheid</title><link>https://en.wikipedia.org/wiki/Uhuru_Afrika</link><guid isPermaLink="false">radar-04-0c7d5fa0a1708699</guid><category>Jazz &amp; histoire — les combats</category><pubDate>Tue, 01 Nov 1960 00:00:00 +0000</pubDate><description>Randy Weston enregistre cette suite en novembre 1960, l'année des indépendances africaines ; Roulette la publie fin avril 1961. « Uhuru » signifie « liberté » en swahili. Le grand orchestre de 24 musiciens réunit notamment Clark Terry, Freddie Hubbard, Yusef Lateef, Kenny Burrell, Ron Carter, Max Roach, Candido et Babatunde Olatunji ; les arrangements sont de Melba Liston, les textes et notes de pochette du poète Langston Hughes. En 1964, l'Afrique du Sud interdit le disque et en saisit des exemplaires à Johannesburg et au Cap. Weston, né le 6 avril 1926, aurait eu 100 ans cette année ; il s'installa ensuite au Maroc, tint l'African Rhythms Club de Tanger (1967-1972) et enregistra avec des musiciens gnawa. — Pourquoi c'est sur le radar : Le disque le plus ouvertement panafricain du jazz de l'époque, contemporain de « We Insist! » : il croise la poésie de la Harlem Renaissance, une arrangeuse (fait rare) et la décolonisation, et fut censuré par l'apartheid. Un centenaire éclipsé par Miles et Coltrane — et un fil direct vers le gnawa-jazz d'aujourd'hui (voir re#encounter). [FAIT] Source : Wikipedia (en), « Uhuru Afrika » et « Randy Weston »</description></item>
<item><title>Immanuel Wilkins, « génie » MacArthur 2026 : du lynchage de Mary Turner (1918) à Ferguson</title><link>https://www.macfound.org/fellows/class-of-2026/immanuel-wilkins</link><guid isPermaLink="false">radar-04-4f13d6941528cd07</guid><category>Jazz &amp; histoire — les combats</category><pubDate>Tue, 29 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate><description>Le 29 septembre 2026, la Fondation MacArthur a nommé parmi ses lauréats le saxophoniste alto de Brooklyn, 29 ans — une bourse de 800 000 $ sans condition. Elle salue des œuvres qui « réfléchissent aux répercussions persistantes d'événements historiques » : « Omega » (2020) relie le lynchage de Mary Turner en Géorgie en 1918 (« Mary Turner – An American Tradition ») à la mort de Michael Brown à Ferguson en 2014 ; « Blues Blood » (2024) part des mots d'un des six jeunes hommes accusés à tort de meurtre en 1964 ; « Immanuel Wilkins Quartet: Live at the Village Vanguard » est paru en 2026. — Pourquoi c'est sur le radar : Une institution consacre une ligne politique : 87 ans après « Strange Fruit », la mémoire du lynchage passe par un saxophoniste de 29 ans que la presse française connaît à peine. Annonce de la veille, qui prolonge « Blues Blood » (signalé au n°3). [FAIT] Source : MacArthur Foundation, fiche « Immanuel Wilkins — Class of 2026 » (29 septembre 2026) et page « MacArthur Fellows »</description></item>
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